Quelle couleur pour le fond ?

Quelle couleur pour le fond ?

PINK_LILYPINK LILY continue doucement sa progression. Quelle couleur pour le fond ? Plutôt quelque chose dans une tonalité sombre. Noir ? Oh ! Ce serait bien et il ferait extraordinairement ressortir la fleur. Finalement, ce sera quelque chose comme du turquoise… En attendant, d’éventuelles autres inspirations…

Assez vu, le noir. Dans la nuit de samedi à dimanche, j’ai drôlement bien dormi. Au petit matin, je vérifiais plusieurs fois, en tournant les yeux dans tous les sens : « Merci la vie ! Je n’ai pas mal. Génial. Fantastique. » Je retourne volontiers dans les bras de Morphée. Mais vers 8h30, je sors de ma grasse matinée avec tout le côté gauche du visage en feu. Les douleurs partent de l’oeil droit et descendent jusqu’à la mâchoire. Un comprimé de paracétamol plus tard, tout se calme, sauf dans l’oeil. Vers 14h, c’est intenable. L’oeil va exploser, tellement les vaisseaux sont dilatés !

Eh ! hop ! Direction les urgences… La première fois que je me suis présentée à ce service, c’était il y a six ans, à 4h du matin. La prise en charge était directe. Il faut dire qu’ils n’avaient rien à faire avec moi, hormis m’ouvrir les portes et me laisser aller au service qui devait me traiter, car mon hospitalisation était programmée. Seulement, on ne savait pas quand l’évènement nécessitant l’hospitalisation allait se déclencher. Si c’était le jour, je passais par les accès habituels de l’hôpital; si c’était la nuit, par les urgences (les accès habituels étant fermés). Pas un chat dans la salle d’attente à 4h du matin. Et j’ai gardé cette image des urgences dans ma tête…

Mais là, en ce dimanche pluvieux, il y a foule jusque sur les trottoirs. Ah ! oui. On est le premier dimanche des soldes. Tous les magasins sont ouverts. Peut-être qu’il y a des bonnes affaires à faire aux urgences aussi (sic)… Retour illico presto à la maison. Quitte à souffrir pendant des heures, autant le faire au chaud, dans un lit douillet. Les yeux sont clos, en attendant que Dolorès ait fini de raconter son histoire. Les heures défilent . Vers 2h du matin, le corps est suffisamment fatigué. Tous les muscles se relâchent. Oh ! voilà un sommeil réparateur !

Alors pas le noir…

 

 

Moment de joie

Moment de joie

Quel bonheur que de pouvoir dormir une nuit complète !!! Merci merci, la vie !!! Ces derniers temps, c’était plutôt nuit blanche ou quand je parvenais à m’endormir vers 23h Dolorès me réveillait vers 3h du matin et impossible de me rendormir ou de pratiquer la méditation ou l’auto-hypnose, tellement le physique prend sur le mental. Combien de fois, j’ai pensé à en finir avec l’oeil droit dans ces moments-là… Un bon coup de couteau et au moins les urgentistes sauraient quoi faire pour soulager la douleur. Alors que dans l’état actuel, rien. C’est extrêmement dur. « Mais avec une telle épreuve, tu ne peux qu’être sur le chemin de l’éveil spirituel ! », me dit-on…

Une consultation m’a été accordée au CHU de Montpellier le 24 janvier 2018. On n’est plus à un jour près. En attendant, chaque seconde où Dolorès est absente s’apprécie pleinement dans l’instant présent. Ce n’est peut-être qu’une seconde de répit au niveau des horloges. Mais mentalement, ça peut paraître des heures… Que c’est bon !

Hop hop ! Les pinceaux pour commencer une nouvelle toile. C’est fête !!!

A la manière de Picasso ?

A la manière de Picasso ?

En cette journée du 24 décembre, Dolorès s’est montrée virulentes dès l’aube… Vitamine A, gel larmes quasi en continu… L’oeil droit est aussi huileux qu’une sardine. Il est très tiré vers l’oreille. Evidemment, au niveau harmonie des proportions, ce n’est plus du tout ça ! Déjà que depuis l’usage d’un des collyres les cils de l’oeil avaient drôlement poussé. Et les jours de crise, la peau environnante brunit facilement, comme après un cocard. Bref ! Je suis sûre que Picasso aurait trouvé en moi une bonne source d’inspiration… Il vaut mieux en rire…

Pot à lait

Pot à lait

 

Et voilà « Médord » (en fait, j’ignore son nom véritable) fixé sur un pot à lait ! Il s’agit d’une commande passée depuis plusieurs mois. Pour avoir déjà travaillé sur ce genre de support, je redoutais de commencer. En effet, il demande beaucoup de temps, d’autant plus qu’il n’est absolument pas préparé, ce qui veut dire nécessité de passer de l’abrasif pour que le métal puisse accrocher la peinture, bien enlever toute trace de poussière ou de gras… En attendant, le « bon » moment, le pot dormait dans un coin…

Noël approchant, je me suis dit que son propriétaire serait peut-être agréablement surpris de l’avoir au pied du sapin. La motivation était très forte. Mais l’état de l’oeil droit ne permettait pas d’avancer.

Ces derniers temps, à cause de la pression intra-oculaire qui refuse de se stabiliser à un niveau raisonnable et l’irritabilité des collyres, la cornée est à vif. Quand je ferme les yeux, la paupière droite agit comme une lame de rasoir sur la cornée. L’espace des deux ou trois secondes que la paupière met pour se relever, la douleur est tellement intense que je perds connaissance. Cela m’est déjà arrivé au volant. La voiture a failli une fois manger le mur en face en descendant au village.

La douleur (que j’appelle affectueusement « Dolorès ») peut demeurer une heure, une après-midi ou une journée entière jusque tard dans la nuit. Je trouve que c’est plus pénible à supporter la nuit. J’ai sommeil, mais je ne peux pas me mettre en position allongée, car la paupière pèse une tonne sur la cornée…

– « Docteur, existe-t-il un médicament pour calmer ces douleurs ? »

– « Absolument rien. »

Super !!! Ainsi, quand Dolorès se présente, je fais le moins possible pour éviter d’augmenter encore plus l’irritabilité de l’oeil droit. Souvent, je reste les yeux fermés (le plus fixement possible, car tout petit mouvement de l’oeil droit dans son orbite provoque une décharge électrique). Et quand la souffrance dépasse mon degré de tolérance, il ne me reste plus qu’à mordre dans les coussins pour étouffer les cris…

Vie professionnelle : 0

Vie sociale : 0

Etant donné que le traitement médicamenteux ne parvient pas à stabiliser la pression, l’ophtalmologiste me propose de passer à l’option laser, qu’on écartait jusque-là, car le peu de nerf optique restant risque d’être détruit. Il ne dispose pas du laser qui convient à mon cas. Aussi m’envoie-t-il consulter un professeur au CHU de Montpellier. Voici un extrait de sa lettre :

TP_laserEn attendant l’acceptation (peut-être) de  ce professeur à me recevoir, Dolorès me tient compagnie. Cinq minutes de peinture un jour, cinq minutes de peinture le lendemain…et Médord prend forme. Rien que cela, mon coeur est empli de bonheur. Merci la vie !!!

C’est la rentrée !

C’est la rentrée !

Aujourd’hui, c’est la reprise de la peinture ! Cela fait un mois, jour pour jour, que je n’ai pas touchée aux pinceaux. Il y a eu mille choses autres à faire et à aimer… Face à la toile blanche, le coeur bat plus fort que d’ordinaire. La main est un peu fébrile par le manque de pratique. Pour changer, c’est un visage féminin qui émerge de la blancheur… Hihihi. Dernièrement, mon galant m’a encore répété : « Tu prolonges le visage par un corps nu et tous tes tableaux se vendront ! ». Ce n’est pas faux que des réalisations avec des femmes érotiquement nues trouvent facilement preneurs. Mais voilà, l’inspiration ne me vient pas pour ça… Quant à mon ami, JM, il m’a conseillé de me passer pour morte, afin que la cote monte et je puisse vivre de mes tableaux, vivante… L’essentiel n’est pas de créer pour uniquement vendre. Si la vente se fait, tant mieux. L’essentiel est ailleurs. Et cet ailleurs n’est pas facile d’accès pour ceux qui se contentent de suivre les normes d’une société castratrice…

 

 

Isn’t she pretty ?

Isn’t she pretty ?

bebeQue dire d’un nouveau-né ? Parfois on n’a rien à dire devant la grâce. On se contente d’admirer la perfection, en silence.

– « Alors, qu’en penses-tu ? Pourquoi ne dis-tu rien ? N’est-elle pas jolie ? »

La beauté n’a lieu que s’il y a la laideur. Admettre l’une ou l’autre, c’est faire une comparaison. Et cette comparaison amène tout un lot de souffrances et de mal-être.

Ca apporte quoi de dire que la petite est jolie ? Ca fait du bien à l’égo de l’entourage…

Elle est parfaite dans son innocence.

SHEVANTI

SHEVANTI

SHEVANTIBien avant que la Belle SHEVANTI ne trouve acquéreur, j’avais vu la vente se réaliser en rêve. Le rêve était si réaliste. J’en étais très heureuse. D’autant plus heureuse que son prix était généreux… Dans les jours suivants, aucune demande pour la Belle ne s’est présentée. Au fond de moi, je gardais une certitude sans faille…

Ce ne serait pas la première fois que des événements se présentent en rêve avant de se concrétiser. Au printemps de 2010, dans un rêve, mon grand-père m’a dit que mon chapeau était beau et qu’il le voulait. (On avait cette passion commune pour les chapeaux). Je lui avais répondu : « Pourquoi je te donnerai mon chapeau ? Tu n’en as pas besoin : tu vas mourir. » Au matin, en arrivant au bureau j’avais dit à mon patron et ma collègue de l’époque que j’avais été vilaine dans mon rêve… Quelques heures après, on m’annonça le décès de mon grand-père…

J’avais vu la Belle SHEVANTI se vendre en rêve.  Aujourd’hui elle est auprès de Jérôme à Nantes. Merci à lui.

Venise

Venise

VeniseC’est toujours beaucoup d’émotion que de découvrir une toile dans sa maison de destination !

Chaque tableau est une histoire d’amour que j’ai envie de partager. De savoir que « VENISE » procure des sentiments me touche énormément. Merci au couple d’amoureux qui en avait passé commande. Longue vie à votre amour !

 

Couleur fushia

Couleur fushia

CASSIA_EN_COURSA chaque fois que j’utilise la couleur fushia, j’ai une pensée émue pour Franck S. Il était un de mes camarades de classe  à la fin de mon parcours estudiantin. Pendant les heures de cours, je passais mon temps à admirer son nez. Un nez droit et fin : le plus beau nez qu’il m’ait permis de voir ! Un jour, il m’a dit : « Ta  chemise est impossible. La couleur explose les yeux. » C’était une chemise fushia. Pas un fushia timide, fade, mais bien pétant, qui se trouve encore quelque part dans ma garde-robe.  Qu’est-ce que j’ai pu le taquiner. C’était un mec cool, brillant, doux, nonchalant, lumineux, ouvert d’esprit… Il aimait le hard rock et animait une radio à ses heures perdues. Un jour, je lui ai déclaré ma flamme. Il m’a répondu : « Je ne peux pas sortir avec toi, car ma famille est raciste. » Bien sûr, j’étais déçue de sa réponse. J’aurais voulu qu’il se montrât combattif pour imposer ses choix. Mais ce n’était pas dans son tempérament. Le fait qu’il ait exposé la situation clairement m’avait permis de tourner la page sans souffrance.

 

Fushia or not fushia pour le fond ?